
Le gouvernement portugais met fin à l'éden fiscal pour les retraités étrangers. Finie l'exonération totale d'impôt sur le revenu, désormais ils devront s'acquitter d'un taux de 10 %. Le Portugal pourrait bien perdre sa place d'eldorado fiscal au profit de l'Italie, qui a elle aussi de sérieux arguments à faire valoir en matière de qualité de vie et de taux d'ensoleillement.
La crise économique est désormais une affaire ancienne au Portugal. Le pays s'est spectaculairement redressé. Le taux de chômage a notamment été divisé par deux en sept ans. À tel point que le gouvernement, qui cherche à redresser les comptes, s'offre le luxe de faire voter un budget excédentaire pour 2020 et de mettre fin à un certain nombre de mesures qui avaient été prises pour attirer des capitaux étrangers.
Parmi elles : la fin des exonérations fiscales pour les retraités étrangers, qui pouvaient s'installer au Portugal, y vivre au moins six mois dans l'année, sans payer le moindre euro d'impôt sur le revenu pendant dix ans. Une mesure critiquée à la fois par les Portugais, qui eux faisaient face à l'austérité, mais aussi par un certain nombre de pays européens, en particulier la Suède et la Finlande.
Désormais, le taux d'impôt sur le revenu sera de 10 %. Cela reste attractif par rapport à un pays comme la France, mais l'Italie dispose d'un taux inférieur, avec 7 %. Les nouveaux retraités français ou allemands en quête d'avantages fiscaux et de soleil continueront-ils de s'installer au Portugal ? La question est posée.