
A la Une de la presse ce jeudi 23 janvier : quand les commémorations des 75 ans de la libération du camp d'Auschwitz deviennent le théâtre de guerres mémorielles, il devient urgent de ne pas oublier la réalité de l'Holocauste. Face à l'épidémie virale qui a déjà tué 17 personnes en Chine, la ville de Wuhan est mise en quarantaine, tandis que la réponse mondiale s'organise face à la progression du coronavirus. Enfin, et si les cheveux gris n'étaient pas seulement les symptômes du temps qui passe ?...
"À Jérusalem, le monde ne veut pas oublier". Le Figaro revient sur les commémorations à Yad Vashem du 75ème anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Un rendez-vous en présence d'une quarantaine de dirigeants et sur fond de "champ de bataille mémoriel", écrit Le Temps. Le journal suisse met un coup de projecteur sur l'"affrontement diplomatique inédit entre la Russie et la Pologne" - le président polonais ayant boycotté la cérémonie de ce jeudi en Israël, agacé par la concurrence avec celle qui aura lieu lundi à Auschwitz et par le fait qu'il n'ait pas été invité à prononcer un discours, contrairement à Vladimir Poutine. Le président russe devrait ainsi rendre hommage à l'Armée rouge libératrice, triomphante des nazis et de leurs collaborateurs polonais. Pour faire entendre sa voix, le président polonais, qui a fait voter une loi révisionniste dissociant l'État polonais des crimes commis par les nazis, signe une tribune dans Le Figaro intitulée "Une mémoire qui ne doit pas mourir", assurant que les camps de la mort nazis "ont été et restent pour nous une humiliation insupportable".
En Chine, la ville de Wuhan est désormais placée en quarantaine pour tenter d’enrayer le coronavirus. A la Une du Global Times, on se félicite que "le virus amène des efforts mondiaux" avec cette réunion d’urgence de l’OMS qui se prolonge. Le China Daily juge ces synergies mondiales "vitales" pour combattre le coronavirus. Des mesures qui n’endiguent pas l’inquiétude qui s’est emparée de certains pays. Le journal britannique I titre sur le "Royaume Uni en état d’alerte alors que les scientifiques redoutent une pandémie mondiale". A l’appui de ce scénario, ces experts qui mettent en doute les chiffres officiels de contamination et tablent plutôt sur des milliers de cas. Le Washington Post s’interroge aussi sur la transparence des autorités sanitaires chinoises et sur une éventuelle sous-évaluation de la contamination, des cas de décès par pneumonie n’étant pas répertoriés parmi les décès du coronavirus. De son côté, Libération titre "sur une poussée de fièvre", l’OMS s’étant accordé 24 heures supplémentaires pour classer sa dangerosité.
Enfin, le Guardian s’intéresse à une étude de chercheurs d’Harvard. Les cheveux gris ne sont pas seulement le symptôme du temps qui passe... mais aussi celui du stress qui influe sur l’hormone de pigmentation capillaire. À bon entendeur...