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Géorgie : l'ex-ambassadrice française Salomé Zourabichvili en tête de la présidentielle

Salomé Zourabichvili, ancienne ambassadrice de France en Géorgie, est arrivée en tête de l'élection présidentielle qui s'y est déroulée dimanche, et devra affronter son principal adversaire, Grigol Vashadze, lors d'un second tour.

L’ex-ambassadrice de France Salomé Zourabichvili a remporté, dimanche 28 octobre, le premier tour de l’élection présidentielle organisée en Géorgie. Avec 38,7 % des voix, selon des résultats officiels partiels, l’ancienne ministre des Affaires étrangères arrive juste devant le leader de l'opposition et ex-diplomate soviétique Grigol Vachadze (37,7% des suffrages). En ballotage défavorable, elle devra l'affronter au second tour, qui se tiendra avant le   1er   décembre.

Cette élection est vue comme un test important pour le parti au pouvoir à Tbilissi, même si le poste de président est devenu essentiellement symbolique après de récents changements constitutionnels. Salomé Zourabichvili, candidate indépendante mais soutenue par le parti au pouvoir du Rêve géorgien, est née en France dans une famille d'émigrés géorgiens. Après ses études, elle a embrassé la carrière diplomatique et s'est rendue pour la première fois en Géorgie en   1986.

Dix-sept ans plus tard, elle était nommée ambassadrice de France à Tbilissi. En   2004, le président Mikheil Saakachvili lui a accordé la nationalité géorgienne et l'a choisie comme ministre des Affaires étrangères, avant de la limoger l'année suivante. Elle a été élue comme candidate indépendante au Parlement géorgien en   2016.

Campagne tendue

La campagne, qui a vu s'opposer dans une atmosphère tendue le parti au pouvoir et l'opposition, était un prélude aux plus déterminantes élections législatives, prévues en   2020. S'il est élu, Grigol Vachadze, qui fut ministre des Affaires étrangères de   2008 à   2012, entend organiser des législatives anticipées comme le réclament les partis d'opposition.

Soutenu par le Mouvement national uni fondé par l'ex-président Mikheïl Saakachvili – aujourd'hui en exil – et par dix autres formations politiques, le leader de l'opposition reproche au parti au pouvoir d'avoir échoué à faire reculer la pauvreté dans ce pays de 4,5   millions d'habitants.

Salomé Zourabichvili, critiquée par ses adversaires – qui ont mis en doute son patriotisme et sa maîtrise relative de la langue géorgienne –, rejoint Grigol Vachadze sur plusieurs points. Tous deux militent notamment pour un rapprochement avec l'Union   européenne et l'Otan, que la Géorgie, pays du sud du Caucase, demande en vain à rejoindre depuis plus de dix   ans.

Avec AFP et Reuters